Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 16:11

Éditions Tallandier, 2016

 

 

 

 

Un pavé, une brique, un moellon ? Jean-Christian Petitfils, auteur d’un très remarqué Louis XIV en 1995, Grand Prix de la Biographie (Histoire) de l’Académie Française, s’attaque aujourd’hui à une forteresse : La Bastille ! Son livre de 345 pages avec notes, annexe, sources et bibliographie, index des noms propres, dit tout en quinze chapitres sur ce symbole de l’arbitraire dont les monarques de France firent un usage excessivement… secret. Abus, mais libéralités, nourriture, mobilier, mœurs et usages du temps sont éclairés à l’aune des mythomanes et des empoisonneurs, des hommes et des femmes, aristocrates ou quidams, qui s’y sont succédés. Le style est vif, alerte, avec une pointe d’humour pour un sujet terrible mais parfois drolatique.

En fin de volume, surtout ne pas manquer les cinquante pages sur l’état de l’opinion française à l’aube de la Révolution. Rarement l’écheveau des errements s’entremêlant aura été analysé avec une telle acuité et le paysage de la fin des illusions dépeint avec autant de finesse. Quand l’auteur brosse le tableau vivant d’un Paris en émoi après la grande crise du printemps 1789, son style fait qu’on y est, et qu’on a tout compris. L’assaut final du 14 juillet et le massacre qui s’en suivit sont décrits avec réalisme. L’affaire, sous nos yeux, nous emporte dans ses murs, hors du temps.

 

 

Par Frédéric Roger

Partager cet article

Repost 0
Published by Matthieu Roger - dans Histoire
commenter cet article

commentaires

Recherche

Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite