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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 17:00

Le Livre de Poche, 2000

 

 

Ces Contes et récits constituent un ensemble assez hétéroclite de fictions publiés par Oscar Wilde tout au long de sa vie d’écrivain. Quatorze histoires qui traversent les genres, du merveilleux au fantastique, en passant par la satire, le conte, l’enquête ou encore l’anecdote. Point d’unité donc dans ce recueil, si ce n’est la verve de la plume de l’auteur dont on ressent constamment le plaisir d’écrire. D’où l’intérêt très inégal des différents récits proposés ici, puisque si certains se révèlent passablement ennuyeux, d’autres s’avèrent pour le moins savoureux.

Puisqu’il est toujours plus agréable de parler de ce qui nous enchante, passons brièvement en revue les récits de ce recueil valant le plus le détour. Difficile de ne pas évoquer La Fusée remarquable tout d’abord, conte désopilant sur l’orgueil d’un feu d’artifice qui se prend pour le centre du monde. Notons également L’Anniversaire de l’Infante, satire des puissants dont l’humour extrêmement noir dénonce l’intolérance insoutenable des distinctions sociales, illustrée par un dénouement des plus tragiques. Enfin, le lecteur ne peut passer à côté du Portrait de Mr W. H, qui clôt le livre. Il s’agit ici d’une véritable enquête littéraire au cœur de l’œuvre de William Shakespeare, et plus particulièrement de ses Sonnets publiés intégralement pour la première fois en 1609. Enquête réunissant trois protagonistes à la recherché de la vérité cachée, que Wilde associe à une réflexion plus générale sur le destin et la fatalité.

 

Prenant constamment le contrepied de la morale victorienne de son époque, l’œuvre de fiction d’Oscar Wilde n’en établit pourtant pas moins sa propre morale, celle d’une prédominance absolue – souhaitable et souhaitée – de l’art poétique sur les vicissitudes de l’âme humaine.

 

 

Par Matthieu Roger

 

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite