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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 18:01

Éditions Ère, 2011

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Fidèle à lui-même, le philosophe Frédéric Neyrat décortique les faisceaux de signification des concepts et notions les plus usités. Au-delà des clichés et des idées formulées à l’emporte-pièce, il s’attaque dans cet ouvrage  au terme de « terrorisme » pour démontrer que ce mot est loin d’englober une acception unique et figée.

L’auteur met tout d’abord en garde contre les fictions dont on recouvre généralement les actes dits terroristes. Aborder le concept de terrorisme procède d’un abandon de nos pulsions les plus paranoïaques. Car comme il le dit lui-même, « à partir du moment où l’on s’interroge sur les intentions des individus, on peut vraiment s’imaginer tout et n’importe quoi, et l’on peut aussi chercher à prévenir, à empêcher l’acte dans la mesure où l’on serait certain d’avoir identifié une volonté terroriste » (p. 17). Débutant son analyse, Frédéric Neyrat convoque Gérard Chaliand – l’entendement transhistorique du terrorisme, dans une perspective d’étude des moyens d’une stratégie militaire donnée –  ainsi que Jean Baudrillard et sa perception à la fois symbolique et virale du process terroriste. Cela lui permet d’engager sa propre thèse, selon laquelle le terrorisme se retrouve en fait au croisement de la souveraineté et de la globalisation. Après avoir démystifié le lien présumé historique entre la Terreur jacobine, il emploie moult concepts philosophiques pour prouver, de manière plutôt convaincante, que la volonté terroriste, en substance, répond à une soif de souveraineté. Et cela, quel que soit l’ennemi déclaré.

 

Ce qui est intéressant, chez Frédéric Neyrat, c’est qu’il ne fait à jamais l’économie d’une mise en perspective historique des concepts philosophiques. Interrogeant les différentes portées cognitives du terme terrorisme, il montre que celui-ci porte en lui, à des degrés moindres selon ses différents agents, une dimension symbolique, une dimension politique révolutionnaire, une dimension religieuse, et une dimension globale. Phénomène – ou mode opératoire tactique dirait Chaliand – qui tend à l’illimitation, le terrorisme n’en a donc pas fini de questionner le XXIe siècle. S’il n’est pas possible d’en donner une définition univoque, je serais tenté, à titre personnel, d’avancer l’idée selon laquelle le terroriste, en fin de compte, serait peut-être celui qui se place en marge du consensus. Et lorsque je dis en marge du consensus, il faut comprendre en marge du pouvoir politique (identification à une minorité), contre un ennemi clairement désigné (négation du « con », de l’avec), pour un acte qui fait sens (dyade objectif politique / nécessité de rendre audible un message politique).

 

 

Par Matthieu Roger

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 13:07

Éditions du Seuil, 2011

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Ce que j’apprécie par-dessus tout chez Frédéric Encel, c’est la clarté de son propos, qui s’appuie sur la pertinence et la multiplicité des exemples fournis. Dans Comprendre la géopolitique, il cherche à retranscrire de manière précise les nombreux dénominateurs communs du terme « géopolitique ». Pour cela il convoque les concepts de frontière, de souveraineté, de puissance, de rapports de force, d’opinion, de terrorisme et de guerre. Cette mise en perspective théorique se double d’une mise en perspective historique, lorsque l’auteur expose les différents intellectuels et écoles qui furent à l’origine de la géopolitique entendue comme discipline universitaire. Ainsi la géopolitique devient avant tout « un raisonnement intellectuel », qui synthétise les divers pans de l’étude des relations internationales. Si le géographe Élisée Reclus avait proclamé au début du XXe siècle que la géographie n’était autre chose que l’histoire dans l’espace, de même que l’histoire était la géographie dans le temps, on serait tenté d’en dire de même pour la géopolitique. Cette dernière emprunte en effet constamment à la géographie, à l’histoire, à l’économie, ou encore à l’art militaire.

 

Même si, comme on le voit, la géopolitique est un terme qui recouvre de nombreuses acceptions, sa pensée contemporaine ne doit en aucun cas faire l’économie d’une visée proactive. Ainsi Frédéric Encel considère-t-il cette discipline comme un cadre d’analyse permettant « d’accompagner en temps de crise les diplomates et responsables politiques dans leur prise de décision, et les simples citoyens dans leurs prises de positions ». À l’inverse, ce présupposé permet notamment d’affiner notre compréhension de certaines décisions diplomatiques. Si Sadate effectua une visite de Jérusalem en 1977, c’était pour s’attirer les bonnes grâces des États-Unis, leur aide économique participant au développement économique de l’Égypte. Si Begin engagea une guerre au Liban en 1982, c’est qu’il visait la destruction de l’OLP, afin d’entraver la constitution d’un État palestinien dans les territoires. En fin de compte, la notion de géopolitique rejoint toujours celle de conflit. D’où, selon l’auteur, la nécessité d’un questionnement éthique. Faut-il penser la guerre pour mieux la gagner ou pour mieux la combattre ?

 

 

Par Matthieu Roger

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 16:21

Le Monde 2, hors-série de novembre/décembre 2007


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Je n’ai pas pour habitude de chroniquer revues et magazines. Mais il faut avouer que ce hors-série du Monde 2 (aujourd'hui renommé Le Monde Magazine), publié fin 2007, vaut le détour. Non seulement il offre un panorama complet de la situation géopolitique au Proche-Orient, mais il en établit la genèse et en liste de manière assez exhaustive les acteurs principaux. Alors que la situation régionale paraît inextricable, alors qu’il y a trois mois quatre Israéliens étaient abattus par balle à Hébron, il me paraît à juste titre essentiel de retracer l’historique des neuf conflits majeurs ayant frappé la région depuis 1970. Tout simplement pour essayer de saisir les tenants et aboutissants de cette instabilité chronique.

 

Pour ce faire, ce hors-série propose cinq chapitres comprenant portraits, articles d’analyse, photos et contrepoints, qui scinde la problématique en cinq grandes zones géographiques : Israël et la Palestine, le Liban, l’Iran, l’Irak, et le courant de pensée islamiste. Ils montrent d’abord que les acteurs de la politique régionale ne sont plus les mêmes que dans les années 1970-1980 : l’ayatollah Khomeyni s’est éteint en 1989, Hafez El-Assad, ancien président autoritaire de la Syrie est décédé en 2000, Yasser Arafat, acculé par les Israéliens dans son QG de Ramallah, est mort en 2004, Saddam Hussein a été destitué par les Américains puis pendu, Ariel Sharon se trouve toujours dans un coma profond, sans chance véritable chance de revenir à la vie, entre autres. Cette crise du leadership a conduit le Proche-Orient dans une lutte d’influence extrêmement complexe et resautée, qui oppose en même temps le croissant chiite au sunnisme, l’islamisme fondamentalisme à un Islam plus modéré, les extrémistes juifs et aux extrémistes du Hamas, qui exacerbent chacun de leur côté les revendications nationalistes, les partisans d’un nationalisme panarabique aux disciples d’un djihadisme universel, les tenants d’une certaine occidentalisation des mœurs aux anti-occidentaux, etc. Bref, le terme de « poudrière » n’est pas usurpé, d’autant plus les relations diplomatiques internationales se crispent régulièrement autour de la question de la reconnaissance mutuelle d’Israël et d’un toujours hypothétique État palestinien. Chaque pays avance ses pions, à l’instar d’un Iran de plus en plus influent, tout en devant tenir compte des secousses internes et externes qui peuvent à tout moment venir l’ébranler.  Un exemple de cette dynamique sournoise est la victoire électorale et militaire du Hamas dans la bande de Gaza, instituant de fait un État dans l’État fragile que constitue l’Autorité palestinienne. À l’heure où la nébuleuse Al-Qaïda menace aussi bien l’Occident que les États de la région qui ne souscriraient pas à son fanatisme, des populations silencieuses souffrent dans les enclaves de Cisjordanie, les émigrés irakiens s’entassent dans les banlieues de Damas, et le communautarisme détruit à petit feu le rêve d’un Liban uni.


Le Proche-Orient : cinquante ans de haine et de luttes fratricides. Rendez-vous dans cinquante ans ; vue l’ampleur des dégâts, je suis malheureusement prêt à parier que la situation ne se sera pas améliorée.

 

Par Matthieu Roger

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 14:24

Grasset, 2009

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« Le jour où Gazprom lancera une OPA sur Total.

Le jour où la Chine envahira Taïwan.

Le jour où l’Écosse déclarera son indépendance.

Le jour où Google rachètera le New York Times pour un dollar.

Le jour où l'euro vaudra 2,5 dollars.

Le jour où Israël attaquera les installations nucléaires iraniennes.

Le jour où la France comptera plus d’habitants que l’Allemagne.

Le jour où les Asiatiques rafleront tous les prix Nobel.

Le jour où le terrorisme menacera de faire exploser une arme nucléaire tactique.

Le jour où les jeunes mâles blancs se révolteront. »

 

Dès son introduction Alain Minc précise que chacun de ces dix scénarios – plutôt improbables si ce n’est celui où la France devient plus peuplée que son voisin d’outre-Rhin – est à entendre comme une métaphore illustrant un « enjeu clef de l’avenir, à court, moyen ou long terme ». L’idée de la prospective est intéressante, d’autant plus qu’elle aborde des domaines aussi divers et variés que l’économie, la défense, l’information ou encore les connaissances. Mais le problème c’est qu’on a l’impression, au fil des chapitres, que ces dix scénarios ne sont que le prétexte, pour l’auteur, d’exposer une vision du monde qui se débat dans sa nature éparse et inconsistante. Alain Minc ne réussit jamais à nous embarquer dans ses histoires et, plus embêtant, les réflexions qu’il en tire relève bien souvent du tout venant. Pas besoin en effet d’être grand clerc pour évoquer – car il s’agit bien dans cet ouvrage d’évoquer, et non pas d’étudier – les affres de la globalisation financière ou du terrorisme international. Tirer des plans sur la comète pour ensuite défoncer des portes ouvertes, voilà un procédé littéraire qui ne suscite guère que la perplexité du lecteur et qui nous fait attendre avec impatience le jour où Alain Minc engagera enfin une pensée surprenante et novatrice.

 

 

Par Matthieu Roger

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 03:07

Édité par le United States Department of State en 2009

 

http://www.america.gov/media/pdf/books/obama_speech.pdf

 

cover-obama.jpg

 

 

Ce livret regroupe quelques-uns des discours les plus marquants qu’a prononcés Barack Obama au cours de ces sept dernières années. De son intervention contre la guerre en Irak d’octobre 2002 jusqu’à son discours d’adresse présidentielle le 20 janvier 2009, on peut ainsi mieux cerner l’homme qui a redonné confiance aux États-Unis et a suscité une vague d’intérêt sans précédent à l’étranger. Au-delà du slogan réducteur « Yes We Can! », les extraits proposés laissent apercevoir un humaniste, profondément convaincu du besoin qu’ont les États-Unis de tourner la page G.W. Bush pour renouer avec le rêve américain. Sur un ton parfois quasiment messianique, Barack Obama n’a de cesse de répéter sa foi en l’idéal démocratique et patriotique américain. En ce qui concerne la politique étrangère des États-Unis, il réaffirme sa volonté de combattre le terrorisme international tout en déplorant la guerre engagée en Irak. Sans renier le leadership états-unien « We remain the most prosperous, powerful nation on Earth. », il tranche avec son prédécesseur en affirmant inlassablement sa volonté de travailler de concert avec les autres États du monde. Prônant à la fois un retrait des troupes US en Irak et un renforcement de l’effort de guerre en Afghanistan, Barack Obama incarne une diplomatie américaine plus soucieuse de l’avis de ses alliés mais toujours aussi inflexible quant il s’agit de combattre ses ennemis déclarés. Évidemment ce livret constitue surtout une somme de bonnes intentions, et chaque parole du nouveau président ne peut être prise pour argent comptant. Il permet néanmoins de saisir quels champs d’interventions sont aujourd’hui considérés prioritaires par Barack Obama.

 

 

Suivent ci-dessous quelques morceaux choisis de ses discours, qui reflètent bien selon moi le nouveau positionnement international et la nouvelle pensée géostratégique des États-Unis :

 

En termes de géostratégie globale

 

“We will begin to responsibly leave Iraq to its people, and forge a hard-earned peace in Afghanistan. With old friends and former foes, we will work tirelessly to lessen the nuclear threat, and roll back the spectre of a warming planet.”  (20 janvier 2009)

 

“As President, I will pursue a tough, smart and principled national security strategy— one that recognizes that we have interests not just in Baghdad, but in Kandahar and Karachi, in Tokyo and London, in Beijing and Berlin. I will focus this strategy on five goals essential to making America safer: end­ing the war in Iraq responsibly; finishing the fight against al Qaeda and the Taliban; securing all nuclear weapons and ma­terials from terrorists and rogue states; achieving true energy security; and rebuilding our alliances to meet the challenges of the 21st century.” (15 juillet 2008)

 

“It’s time to strengthen our part­nerships with Japan, South Korea, Australia and the world’s largest democracy - India - to create a stable and prosperous Asia. It’s time to engage China on common interests like cli­mate change, even as we continue to encourage their shift to a more open and market-based society. It’s time to strengthen NATO by asking more of our allies, while always approaching them with the respect owed a partner. It’s time to reform the United Nations. ”  (15 juillet 2008)

 

“That’s why I’ll double our foreign assistance to $50 billion by 2012, and use it to support a stable future in failing states, and sustain­able growth in Africa; to halve global poverty and to roll back disease.” (15 juillet 2008)

 

Au sujet du nucléaire

 

“This is the moment when we must renew the goal of a world without nuclear weapons. It is time to secure all loose nuclear materials; to stop the spread of nuclear weapons; and to reduce the arsenals from another era. This is the moment to begin the work of seeking the peace of a world without nuclear weapons.” (24 juillet 2008)

 

“My third goal: securing all nuclear weapons and materials from terrorists and rogue states.” (15 juillet 2008)

 

“America seeks a world with no nuclear weap­ons. As long as nuclear weapons exist, we must retain a strong deterrent. But instead of threatening to kick them out of the G-8, we need to work with Russia to take U.S. and Russian ballistic missiles off hair-trigger alert; to dramatically reduce the stockpiles of our nuclear weapons and material; to seek a global ban on the production of fissile material for weapons; and to expand the U.S.-Russian ban on intermediate-range missiles so that the agreement is global. By keeping our com­mitment under the Nuclear Non-Proliferation Treaty, we’ll be in a better position to press nations like North Korea and Iran to keep theirs.” (15 juillet 2008)

 

“Preventing Iran from developing nuclear weapons is a vital national security interest of the United States.” (15 juillet 2008)

 

Au sujet de l’armée américaine

 

“I will restore our strength by ending this war, complet­ing the increase of our ground forces by 65,000 soldiers and 27,000 marines, and investing in the capabilities we need to defeat conventional foes and meet the unconventional chal­lenges of our time. » (15 juillet 2008)

 

Au sujet de l’Irak

 

“What’s missing in our debate about Iraq — what has been missing since before the war began — is a discussion of the strategic consequences of Iraq and its dominance of our foreign policy.” (15 juillet 2008)

 

“Now is the time for a responsible redeployment of our combat troops that pushes Iraq’s leaders toward a political solution, rebuilds our military, and refocuses on Afghanistan and our broader security interests.” (15 juillet 2008)

 

“Most of you know I opposed this war from the start. I thought it was a tragic mistake. (…)America, it’s time to start bringing our troops home. ” (10 février 2007)

 

“What I am opposed to is a dumb war. A rash war. A war based not on reason but on passion, not on principle but on politics. Now let me be clear - I suffer no illusions about Saddam Hus­sein. He is a brutal man. A ruthless man. A man who butchers his own people to secure his own power. ... He’s a bad guy. The world, and the Iraqi people, would be better off without him.

I know that even a successful war against Iraq will require a U.S. occupation of undetermined length, at undeter­mined cost, with undetermined consequences. I know that an invasion of Iraq without a clear rationale and without strong international support will only fan the flames of the Middle East, and encourage the worst, rather than best, impulses of the Arab world, and strengthen the recruitment arm of Al Qaeda. I am not opposed to all wars. I’m opposed to dumb wars.” (2 octobre 2002)

 

Au sujet de l’Afghanistan

 

“But my country and yours (ndlr : l’Allemagne) have a stake in seeing that NATO’s first mission beyond Europe’s borders is a success. For the people of Afghanistan and for our shared security, the work must be done. America cannot do this alone. The Afghan people need our troops and your troops; our support and your support to defeat the Taliban and al Qaeda, to develop their economy, and to help them rebuild their nation. We have too much at stake to turn back now.” (24 juillet 2008)

 

“The second goal of my new strat­egy will be taking the fight to al Qaeda in Afghanistan and Pakistan. (…) I will send at least two additional combat brigades to Afghanistan, and use this commitment to seek greater contributions - with fewer restrictions - from NATO allies. (…)We need a stronger and sustained partner­ship between Afghanistan, Pakistan and NATO to secure the border, to take out terrorist camps, and to crack down on cross-border insurgents.” (15 juillet 2008)

 

Au sujet de la situation au Moyen-Orient

 

“This is the moment we must help answer the call for a new dawn in the Middle East. My country must stand with yours and with Europe in sending a direct message to Iran that it must abandon its nuclear ambitions. We must support the Lebanese who have marched and bled for democracy, and the Israelis and Palestinians who seek a secure and lasting peace. And despite past differences, this is the moment when the world should support the millions of Iraqis who seek to rebuild their lives, even as we pass responsibility to the Iraqi government and finally bring this war to a close.” (24 juillet 2008)

 

“It’s time to deepen our engage­ment to help resolve the Arab-Israeli conflict, so that we help our ally Israel achieve true and lasting security, while helping Palestinians achieve their legitimate aspirations for statehood.” (15 juillet 2008)

 

Au sujet de l’Islam

 

“To the Muslim world, we seek a new way forward, based on mutual interest and mutual respect.”    (20 janvier 2009)

 

Au sujet de l’Europe

 

“In Europe, the view that America is part of what has gone wrong in our world, rather than a force to help make it right, has become all too common. In America, there are voices that deride and deny the importance of Europe’s role in our security and our future. Both views miss the truth – that Europeans today are bearing new burdens and taking more responsibility in critical parts of the world; and that just as American basses built in the last century still help to defend the security of this continent, so does our country still sacrifice greatly for freedom around the globe.

Yes, there have been differences between America and Europe. No doubt, there will be differences in the future. But the burdens of global citizenship continue to bind us together.” (24 juillet 2008)

 

 

 

 

Par Matthieu Roger

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite