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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 14:13

Éditions L’Atalante, 2012


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Suite au succès international de ses deux romans Metro 2033 et Metro 2034, Dmitri Glukhvsky a lancé un projet littéraire intitulé « L’univers de Metro 2033 », qui permet à d’autres auteurs de poursuivre l’écriture de son univers post-apocalyptique, voire de publier pour les meilleurs d’entre eux l’histoire de leurs propres héros. Ce récit d’Andreï Dyakov, son premier roman,  a été sélectionné sur Internet par les lecteurs, première pierre d’une longue collection d’add-ons littéraires.

 

Fort logiquement, le contexte spatio-temporel de Vers la lumière est exactement le même que chez Dmitri Glukhovsky. Après la grande Catastrophe, conflit nucléaire mondial, les hommes survivants se sont terrés sous terre, dans les rames du métro, tel le sombre patchwork d’une humanité désormais désœuvrée. Mais si Metro 2034 prolongeait la dangereuse visite du métro moscovite, cet ouvrage nous propulse au cœur du métro de Saint-Pétersbourg, où l’Alliance décide de lancer à la surface un corps expéditionnaire d’une dizaine de combattants chevronnés, les stalkers. L’objectif : retrouver les émetteurs d’une mystérieuse lumière aperçue sur les rives de Kronstadt. Gleb, un jeune garçon, se trouve par la force des choses incorporé à cette escouade d’élite, et verra son destin inextricablement lié à celui de Taran, leader naturel de l’équipée. La trame du récit s’avère alors simple mais riche en rebondissement, s’apparentant à un « survival » épique en territoire hostile. Ce n’est rien dévoiler que de dire que certains n’en réchapperont pas, tant les dangers sont nombreux une fois sortis du métro : atmosphère radioactive, mutants, prédateurs en tous genres, sans compter le plus dangereux d’entre tous, l’homme. Homo homini lupus

 

Le défi relevé par Andreï Dyakov de succéder à Dmitri Glukhovsky tenait de la plus haute gageure mais se voit au final couronné de succès. Grâce à une narration enlevée riche en rebondissements, dont un double switch final extrêmement audacieux, le jeune auteur s’affirme dès son première œuvre comme une plume de talent. J’ai même trouvé Vers la lumière supérieur à Metro 2034 dans sa capacité à tenir le lecteur en haleine. Ne reste plus qu’à espérer que la Toile accouche d’autres extensions littéraires de ce calibre.

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite