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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 20:00

Édition Joanneum / Springer WienNew York, 1998


cover shiny shapes

 

 

Le Zeughaus de Graz est une armurerie construite au XVIIe siècle par les gouvernants de la Styrie, une province frontalière d’Autriche. Devenu aujourd’hui musée, cet immense arsenal accueille une collection unique, en tous points remarquable, d’armes et d’armures datant des guerres contre les Turcs. Shiny Shapes présente l'impressionnante collection du Zeughaus grâce à de sublimes photographies, qui mettent en lumière les qualités sculpturales et les détails armoriés de ces armures et armes d’un autre âge. En face du lecteur se dressent les heaumes des chevaliers. Ces visages d’acier nous font face, côtoyant hallebardes affûtées et pistolets magnifiquement ouvragés. Les photographies pleine page de ces traces militaires confèrent à l'ouvrage tout son intérêt. En parallèle le texte explique le contexte culturel et militaire de l’époque, du Moyen Âge à la période baroque. Il témoigne des guerres qui confrontèrent les Balkans puis l’Autriche aux invasions ottomanes. Ce texte d’accompagnement est très intéressant lorsqu’il narre le développement du Saint-Empire romain germanique et l’organisation militaire des marches de Styrie, il l’est un peu moins lorsqu’il s’épanche sur le symbolisme et la portée philosophico-physiologique de l’art de la guerre. Car après tout, pourquoi extrapoler devant ces objets témoins de l’histoire ? Il n’en reste pas moins que la mise en page soignée de ce livre reflète avec brio l’aura majestueuse et presque sensuelle des pièces d’armures. Un très bel ouvrage, qu’on ne se lasse pas de feuilleter.

 

Petite précision pour les non anglophones : Shiny Shapes s’apprécie dans la langue de Shakespeare.

 


Par Matthieu Roger

 

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Published by Matthieu Roger - dans Histoire militaire
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite