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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 16:35

Éditions Akileos, 2012

cover Ritter Germania

 


 

Après Block 109, Étoile Rouge, Opération Soleil de Plomb et New York 1947, le duo formé par Ronan Toulhoat (dessin) et Vincent Brugeas (scénario) fait une nouvelle fois mouche. Et de la plus belle des manières puisque ce nouvel album nous offre selon moi leur dessin le plus abouti. Sans oublier le choix de la palette des coloris, tout à fait appropriée à ce récit policier nous plongeant en pleine Allemagne nazie. Le récit est alerte, prenant, et se voit dynamisé par un montage visuel qui n’hésite pas à morceler et juxtaposer les cases, rendant certains plans-séquences digne des meilleures scènes d’action cinématographiques.

 

La recette uchronique est toujours la même. On retrouve dans Ritter Germania les personnages de Goebbels et Heydrich confrontés à la sédition de Ritter Germania, ancien soldat d’élite reconverti comme acteur pour les besoins de la propagande. Cette chasse à l’homme dans Berlin se double d’une intrigue politique des plus fourbes entre les différents hommes fort du régime fasciste. Sans dévoiler aucunement la chute finale, sachez juste qu’aucun protagoniste n’est à l’abri d’un coup bas politique. De quoi alimenter la réflexion sur cette métaphore d’un régime pris dans l’engrenage de la suspicion, de la vengeance et des compromissions en tous genres, mise en abyme par l’imagerie propagandiste. Un seul regret : cet album, à l’instar de ses prédécesseurs, se lit beaucoup trop vite. J’en viendrai presque à espérer la sortie d’un nouvel opus plus conséquent en termes de pagination, où le talent de Ronan Toulhoat pourrait s’exprimer sur de magnifiques pleines ou doubles pages. Il est parfois bon de rêver…

 

 


Par Matthieu Roger

 


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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite