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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 20:05

Éditions du Seuil, 2002

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Voilà un beau livre qui ravira à la fois les amateurs de peinture et d’histoire. Béatrice Fontanel, auteur et iconographe, et Daniel Wolfromm, grand reporter, ont réuni dans cet ouvrage les tableaux les plus remarquables de ce qu’on nomme « la peinture d’histoire ». Il s’agit surtout de toiles peintes au XIXe siècle, période où le genre s’est pleinement épanoui. La grande exposition sur l’œuvre de Jean-Léon Gérôme qui s’est tenue au Musée d’Orsay jusqu’en janvier 2011 a récemment permis d’exposer au grand public tout l’intérêt d’une étude des collusions entre art et Histoire avec un grand H. Je ne saurais trop vous recommander la visite de la galerie des Batailles, inaugurée en 1837 par le roi Louis-Philippe au château de Versailles, qui m’a laissé un souvenir impérissable et où vous pourrez retrouver une partie des tableaux présentés dans ce livre.

 

Quand les artistes peignaient l’Histoire de France est avant tout un merveilleux panorama, qui nous fait revisiter l’histoire de notre pays à travers ses batailles, ses personnages emblématiques, ses évènements les plus symboliques. Chaque tableau est exposé en double page, bénéficiant d’un rendu impeccable, et se voit accompagné d’un bref texte d’analyse et de contextualisation historique. Pour ce faire, B. Fontanel et D. Wolfromm se sont appuyés sur les commentaires d’une équipe d’historiens réunis pour l’occasion : Jacques Le Goff pour le Moyen Âge, Daniel Crouzet pour la Renaissance et le XVIe siècle, Danielle Haase-Dubosc pour le XVIIe siècle, Michel Vovelle pour la période révolutionnaire, Maurice Agulhon pour le XIXe siècle, Antoine Prost pour la guerre de 1914-1918, entre autres. Leurs mises en perspectives historiques constituent une manière intelligente de réviser notre histoire nationale, d’autant plus que le choix des tableaux s’avère artistiquement des plus pertinents. Quelques-uns d’entres-eux sont largement connus, tels Richelieu sur la digue de La Rochelle peint par Henri Paul Motte (1881) ou Le Coup d’État du Dix-Huit Brumaire de François Bouchot (1840), mais la plupart sont de véritables découvertes. La dramaturgie de L’Excommunication de Robert le Pieux (Jean-Paul Laurens, 1875) et de L’agitateur du Languedoc (idem, 1887) impressionnent, les assassinats peints par Mélingue, Robert Fleury, Delaroche et Housez nous saisissent, La Bataille de Taillebourg (Eugène Delacroix, 1837) et le Combat sur une voie ferrée d’Alphonse de Neuville (1874) nous transportent au cœur de la guerre…

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Arts et histoire
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite