Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 13:04

Éditions du Cherche-midi, 2000

 

cover-petit-dictionnaire.jpg

 

 

Moins riche que le Dictionnaire des mots rares et précieux publiés aux Éditions 10/18, ce Petit dictionnaire des mots [rares] n’en offre pas moins un beau voyage le long des méandres de la langue française. Amoureux des mots, Thierry Prellier, de son état directeur maternelle et instituteur, nous propose ses mots choisis, parfois sublimes, cocasses, décoratifs, ou bien futiles, ampoulés, maniérés, mais toujours riches de multiples évocations. Comme il nous le rappelle fort justement, « la collection de mots doit servir et non pas asservir la Compréhension, la Communication, l’Esthétique, la Correspondance, dans le sens baudelairien du terme aussi bien que dans le sens postal. N’usez de termes nouveaux aux autres qu’avec délicatesse, avec respect. Offrez du contexte, donnez une explication éventuellement, non pas doctorale mais limpide, d’un simple coup d’œil de connivence. Offrez les mots de votre collection. Ils ne seront jamais perdus pour vous et prendront, a contrario, encore plus de saveur. » (p. 10)

 

Points forts de ce Petit dictionnaire des mots [rares], sa mise en page aérée, plus qu’appréciable, ainsi que la présence de citations littéraires qui viennent illustrer chaque terme. Une manière intelligente de s’instruire et de voyager avec ces vocables qui nous font rêver : adamantin, caducée, célestiel, effluence, gonfalon, lilial, nadir, parousie, sigisbée, vénusté, et tant d'autres encore…

 

 

Par Matthieu Roger

Partager cet article

Repost 0
Published by Matthieu Roger - dans Culture(s)
commenter cet article

commentaires

Recherche

Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite