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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 16:55

Éditions L’Atalante, 2011

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Année 2034. Décor post-apocalyptique. À cause d’une guerre nucléaire déclenchée pour un motif inconnu, l’humanité est depuis une dizaine d’année rayée de la carte. Seuls quelques milliers de rescapés ont trouvé refuge dans les tunnels du métro moscovite, évitant les radiations mortelles qui interdisent toute vie normale en surface. Et ce sans savoir si d’autres hommes, en d’autres endroits de la planète, ont réussi à survivre. Voilà donc maintenant dix ans que les survivants peuplent les tunnels du métro encore accessibles et tentent de s’organiser en une véritable société souterraine. Leur quotidien se résume au combat contre l’angoisse, les maladies, les monstres, les mutants, ainsi que des attaques psychiques provenant d’on ne sait où… D'un côté Rouges, trotskystes, néonazis, derniers démocrates, sectes et autres affidés de la Hanse se répartissent les anciennes lignes du métro, au gré des combats et des zones d’influence réservées. De l’autre certaines stations, livrées à elles-mêmes, regroupent quelques centaines d’individus, et ne sont protégés que par les seuls hérissons tchèques de leurs postes de garde. En-dessous de l’ancienne capitale de la Russie se déroule donc un jeu mortel, dont les règles s’amendent au son des balles de kalachnikovs.

 

C’est dans cette ambiance d'apocalypse que le lecteur suit l’itinéraire mouvementé de quatre personnages. Hunter est un tueur, un franc-tireur d’élite des souterrains obscurs, qui semble avoir perdu toute trace d’humanité. L’accompagne Homère, un vieillard cultivé dont l’unique préoccupation est de mettre un sens sur la fin de son existence. Ce tandem improbable croisera la route de Sacha, une jeune fille au passé dramatique, ainsi que celle de Léonid, musicien mystérieux rappelant le joueur de flûte de Hamelin.

 

Dimitri Glukhovsky renoue avec la recette qui fit de Métro 2033 un best-seller international, campant ici une humanité désœuvrée, dans un univers glauque à souhait. A l’image des évènements relatés dans le premier opus, le récit de Métro 2034 nous trimballe une nouvelle fois de station en station, au gré des pérégrinations de nos quatre protagonistes. Même s’il est parfois pénible de devoir se reporter constamment aux plans du métro – dénominations russes obligentpour suivre leurs parcours, force est d’avouer que l’atmosphère d’extinction de la civilisation est très bien rendue. Et si le rythme du scénario s’essouffle quelque peu à mi-chemin, c’est pour mieux repartir de plus belle et buter sur un dénouement final en forme de cliffangher. Rendez-vous en 2035 ?

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite