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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 02:13

Éditions Vuibert, 2012

cover medicis

 

       

On ne présente plus Alexandre Dumas, le célèbre romancier à qui l’on doit d’inestimables chefs-d’œuvre tels que Les Trois Mousquetaires ou Le Vicomte de Bragelonne. Il s’avère qu’en 1840 celui-ci se trouve à Florence où il se voit chargé de produire un écrit présentant la prestigieuse galerie des Offices. Dumas choisit de débuter son ouvrage par le récit des splendeurs et des secrets de la dynastie des Médicis, à qui l’on doit justement la fondation dudit musée. Avec sa verve habituelle, il nous conte l’histoire de la branche aînée (descendance de Côme l’Ancien, proclamé Père de la patrie à sa mort) et de la branche cadette (descendance de Laurent l’Ancien) de la célèbre famille florentine. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les Médicis ont tout connu et expérimenté : complots, luttes de pouvoir, assassinats, trahisons, exils, révoltes, passions destructrices, tout y passe ! Dumas nous présente tout à tour, de manière exhaustive, tous les Médicis ayant à un moment ou un autre exercé le pouvoir en Toscane. On peut regretter que cette exhaustivité ressemble parfois à une énumération de personnages historiques, mais à l’inverse elle confère de la densité à cette fresque dynastique. En outre, c’est l’occasion pour l’auteur d’ébaucher en arrière-plan la destinée extraordinaire de la cité florentine, qui occupait du XVe au XVIIe siècle une place véritablement centrale sur l’échiquier politique de la péninsule italienne.


Il est logique, au vu de la commande qui lui est adressée par la ville de Florence, que Dumas s’intéresse particulièrement au lien reliant le prince aux arts – sur cette question lire Le prince et les arts (ouvrage collectif, Atlande Eds, 2010). Les Médicis n’eurent en effet de cesse de promouvoir et d’accueillir les plus grands artistes et intellectuels de l’époque, l’accumulation de richesses et d’œuvres d’art ayant pour but de refléter la grandeur, la munificence et la prodigalité du prince. Le fait est que ce mécénat intéressé correspondit souvent à des goûts personnels, à l’image du grand-duc Ferdinand Ier (1549-1609), passionné de musique, de peinture et de sculpture. Et Dumas de  conclure : « Que les Médicis dorment en paix dans leurs tombeaux de marbre et de porphyre ; car ils ont fait plus pour la gloire du monde du monde que n’avaient fait avant eux, et que ne firent jamais depuis, ni princes ni rois ni empereurs. » On le voit ici, l’hagiographe n’est jamais bien loin…

 


 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Histoire
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite