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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 19:24

Éditions Pygmalion, 2012

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Six mois après la tant attendue parution de A Dance with Dragons, voilà que la traduction française débarque avec Patrick Marcel à la baguette, en remplacement de l’excellent Jean Sola. Enfin, je devrais plutôt parler du tiers de la version française, puisque les éditions Pygmalion poursuivent et signent dans leur fâcheuse habitude de morceler chaque tome original en trois tomes français. L’occasion  d’alléger un peu plus les portefeuilles des lecteurs de la sage du Trône de fer, avant même la publication des formats poches par J’ai Lu. Un véritable scandale éditorial, c’est le moins qu’on puisse dire !

 

Patrick Marcel s’en sort plutôt bien pour son premier gallop d’essai à la traduction, et c’est avec un plaisir immense que l’on retrouve certains protagonistes de la lutte pour le Trône de Fer, dont Tyrion Lannister, Danenerys Targaryen, Bran Stark, Jon Snow et Davos Mervault. Le Bûcher d’un roi ne sonne pas encore l’heure des combats, puisque l’on se retrouve ici en plein cœur des complots politiques et des intrigues diplomatiques qui fourmillent des deux côtés du détroit. En ce qui me concerne, Jon Snow et Davos sont les personnages que j’ai le plus de plaisir à côtoyer. Peut-être parce qu’ils sont quasiment les seuls à incarner l’honneur et la loyauté dans un paysage fantastico-médiéval ravagé par la violence, les haines ancestrales et les cabales en tous genres. G. R. R. Martin peint en outre avec son habituel talent les différentes contrées que traversent nos protagonistes. Les frimas qui désolent les marches du nord du royaume de Westeros nous ramènent auprès de la Garde de Nuit et des rares frères noirs restants pour garder le Mur. Les dilemmes auxquels se voit confronté Jon Snow, le nouveau Lord Commandant, laissent présager les jours les plus noirs et les plus sanglants.

 

Cinq ans après Un festin pour les corbeaux, G. R. R. Martin signe un retour fracassant qui le place définitivement parmi les plus grands maîtres scénaristes de la fantasy, à l’instar de J. R. R Tolkien ou Robin Hobb. La saga du Trône de Fer transporte ses lecteurs dans un univers complexe et extrêmement immersif ; à lire et relire, sans aucune modération.

 

 


Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite