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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 21:37

Panini Books, 2014

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Pour son premier roman, on ne peut pas dire que Brian McClellan ait fait les choses à moitié. La Promesse du Sang est non seulement un excellent roman d’aventures et d’intrigues politiques, doublé d’une enquête policière captivante, mais il réussit surtout à insuffler un vent de nouveauté bienvenu sur la fantasy. Grâce à quelques idées innovantes, comme par exemple la puissante magie des poudremages, chargée de poudre à canon, McClellan plante un univers original, que l’on croirait tout droit sorti du Paris révolutionnaire de 1789. Pas étonnant pour un sou, puisque l’auteur avoue dans sa préface – calibrée à dessein pour le lectorat français ? – son amour pour grands classiques d’Alexandre Dumas et Victor Hugo, tels Le Comte de Monte-Cristo, Les Trois Mousquetaires, Le Vicomte de Bragelonne ou Les Misérables. Écoutons-le : « Maintenant que j’y réfléchis, il me semble donc naturel que j’écrive un roman de fantasy qui s’inspire directement de la Révolution française, puisque mes œuvres favorites sont également liées à ce moment clé de l’histoire. Adolescent, j’étais déjà fasciné par des hommes comme Napoléon, dont les histoires extraordinaires ont été de véritables sources d’inspirations. Au fil des années, des auteurs comme Hugo et Dumas ont été de vrais modèles pour moi. Et bien que je ne puisse jamais prétendre atteindre une telle profondeur et un tel talent littéraire, je tente de créer des aventures que tout le monde pourra apprécier, en leur donnant cette saveur révolutionnaire. » (p. 8-9).

 

Le début du récit nous propulse en plein coup-d’état, alors que le souverain d’Adro se voit renversé par le grisonnant Maréchal Tamas, qui entend bien mettre à bas les privilèges des nobles et établir une véritable république populaire. Sauf que ce bouleversement de l’échiquier politique va instantanément réveiller les ambitions belliqueuses du royaume voisin de Kez, dont les troupes manœuvrent aux frontières, sans oublier les ennemis de l’intérieur qui s’agitent en coulisses à Adopest. Tamas devra s’appuyer ses dévoués poudremages et sur Adamat, ex-policier à la retraite, afin de déjouer les complots qui risquent d’étouffer dans l’œuf ses ambitions politiques. C’était sans compter sur la résurgence d’une ancienne prophétie religieuse, annonçant rien moins que le retour du dieu Kresimir parmi les hommes !

Magie, cabales, effluves de poudre et retournements de situation bien amenés constituent les ingrédients savoureux de La Promesse du Sang. J’attends avec impatience la publication en juillet prochain du second tome, qui s’intitulera La Campagne Écarlate. Si ce dernier est à la hauteur du premier opus, Brian McClellan sera définitivement un écrivain à surveiller de près.

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite