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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 15:51

Éditions Pygmalion, 2014

oeuf-de-dragon-cover.jpg

 

 

Aujourd’hui les livres de G.R.R. Martin se vendent comme des petits pains. Surfant sur le succès de la série télévisée Game Of Thrones, le grand public dévore les tomes successifs du Trône de Fer, découvrant ainsi l’une des sagas de fantasy les plus ambitieuses de tous les temps. L’œuf de dragon nous ramène quatre-vingt-dix ans avant l’époque du Trône de Fer, alors qu’Aerys Ier Targaryen règne sur le royaume des Sept Couronnes. À première vue, on serait tenté de se demander si la publication de ce « préquelle » n’est pas un coup marketing des éditeurs, histoire de profiter du succès toujours croissant des productions de G.R.R. Martin.

 

Cependant il serait malhonnête de critiquer L’œuf de dragon à l’aune d’un tel soupçon, tant le récit qu’il propose se suffit à lui-même. Aux côtés de Ser Duncan le Grand et de son écuyer surnommé L’Œuf, qui sous son pseudonyme et son crâne rasé s’avère n’être autre que le neveu du roi, le lecteur se retrouve propulsé en pleine lice du tournoi organisé à l’occasion des noces du seigneur de Beurpuits. Sauf que nos deux héros vont se retrouver au cœur d’intrigues et de complots qui ont plus à voir avec l’avenir même du royaume qu’avec la célébration du mariage de leur hôte. Alors que les tournoyeurs, nobles à la renommé établie ou bien chevaliers errants en quête de rançons, se présentent tour à tour au héraut du tournoi, bien malin qui pourrait derrière les écus armoriés déceler les intentions des uns et des autres…

 

L’œuf de dragon est un livre qui se lit très facilement, et que l’on pourrait presque recommander, si l’on fait fi des généalogies compliquées des différentes maisons nobles, à de jeunes lecteurs. Le récit est enlevé, extrêmement narratif, et captive du début à la fin.

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite