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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 14:58

Éditions du Masque, 2012

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L’homme aux rubans noirs. Tel est le titre énigmatique de ce recueil de cinq nouvelles historico-policières publié par Jean d’Aillon, ancien universitaire en histoire économique et ancien membre de l’administration des Finances, qui depuis 2007 se consacre exclusivement à l’écriture. « L’homme aux rubans noirs » évoqué en titre n’est autre que Louis de Fronsac, fils de notaire, anobli pour services rendus du titre de marquis de Vivonne par le cardinal Mazarin. Car Louis de Fronsac est en fait un enquêteur hors pair, réputé pour démêler les affaires les plus inextricables. Le lecteur va pouvoir le suivre au cours de cinq enquêtes mystérieuses se prenant place entre 1644 et 1647, sous la Régence d’Anne d’Autriche. Le marquis doit ainsi s’attaquer à des énigmes ardues : vol inexpliqué d’un pli recelant un secret d’État, trafic de faux monnayage, disparition inexpliqué d’un nourrisson de la haute noblesse, complots d’une obscure société secrète... Il lui faudra employer tout à tour intuition, audace et surtout diplomatie pour découvrir le fin mot de chaque affaire. L’occasion pour notre protagoniste de croiser des personnages célèbres, tels Mazarin, Gondi, Le Tellier, Molière ou encore Cyrano de Bergerac. Le décor de ses pérégrinations policières est le Paris du XVIIe siècle, ses lieux emblématiques (Le Châtelet, le Pont-Neuf, la Monnaie, la Cour des miracles etc.) et sa population extrêmement hétéroclite, où coexistent coupe-bourses, malandrins, laquais, artisans, prêtres, bourgeois, hommes d’État et membres de la petite et haute noblesse.

 

L’homme aux rubans noirs vaut plus pour sa description de la société française du milieu du XVIIe siècle que pour son suspense policier, assez bien mené mais somme toute plutôt linéaire. On sent que Jean d’Aillon prend plaisir à peindre le fonctionnement des hiérarchies sociales et des nombreuses charges de l’administration royale. Les trajectoires personnelles de Louis de Fronsac et de son ami Gaston de Tilly, commissaire au Châtelet, permettent de découvrir comment l’extension des prérogatives régaliennes transforma, il y a quatre siècles, le quotidien des Parisiens.

 

 


Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite