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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 16:13

Panini Books, 2014 (première publication en 1970)

 

cover-aigle-de-rome.jpg

 

 

Quarante-quatre ans après sa première publication, les éditions Panini Books ont aujourd’hui la bonne idée de rééditer en français L’Aigle de Rome, roman historique que l’on doit à la plume de Wallace Breem. Ce dernier, ancien militaire britannique, nous raconte ici l’extraordinaire destin du général Maximus et de son commandant de cavalerie Quintus à l’orée du Ve siècle après J.-C., alors que la puissance romaine n’est plus que pâle reflet des lustres d’antan. Ce récit m'a fait penser au Loup des frontières de Rosemary Sutcliff, et dans une moindre mesure au Désert des Tartares de Dino Buzzati, puisque l’action se déroule exclusivement aux frontières de l’empire romain. D’abord en Bretagne, dans les régions inhospitalières gardées par le Mur d’Hadrien, puis principalement sur les limes de Germanie, là où le courant impétueux du Rhin s’interpose entre le monde civilisé et les sombres forêts peuplées de barbares. C’est ce livre qui inspira Ridley Scott comme base de départ pour son chef-d’œuvre cinématographique Gladiator, dont la scène d’ouverture grandiose n’est autre qu’une bataille entre les légions de Marc-Aurèle et de sauvages Germains.

 

En fait L’Aigle de Rome vaut surtout pour ses cent trente dernières pages, d’un épisme à couper le souffle. Jusque-là l’auteur conduit son roman de manière plutôt efficace mais sans lyrisme, sacrifiant sans manque d’appétence pour les descriptions à la narration rapide – parfois trop rapide – des péripéties jalonnant le parcours de Maximus. Mais lorsque qu’il ne s’agit plus que de vie ou de mort, lorsque c’est la survie même de l’empire qui se joue, Wallace Breem emporte le lecteur au cœur d’une odyssée militaire hors du commun. Xavier Grall avait titré l’un de ses livres L’inconnu me dévore ; tel devait être le sentiment des soldats de la XXe Légion guettant la rive opposée du Rhin, attendant le signal d’une attaque ennemie que tous savent inéluctable. « Arrive alors la phase la plus difficile, quand vous voyez les flèches et les javelots filer vers vous, et qu’hommes et chevaux s’écroulent autour de vous. C’est alors que vous avez envie de vous précipiter sur l’ennemi. Vous devez résister à la tentation. Restez groupés et attendez patiemment la dernière sonnerie. » (p. 252)

 

 

 Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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commentaires

location de vacances 31/03/2015 16:26

Je n'ai pas trouvé le livre chez les libraires, ni en ligne... Auriez-vous un lien à nous fournir ?

Matthieu Roger 31/03/2015 20:01

Bonjour, même si je vous recommande plutôt un achat en librairie, vous pouvez à défaut commander ce livre en ligne sur les sites Internet de grands distributeurs comme la FNAC ou Amazon. Cordialement

massage 12/06/2014 15:16


Voilà, vous m'avez donné envie de le lire...! Fera-t-il l'objet d'un prochain film ? Votre description et la couverture du livre pourrait le laisser à penser puisqu'il y a matière et rythmes dans
l'ouvrage.

Recherche

Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite