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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 12:04

Bimensuel édité par Mondadori France

 

Guerres-Histoire-14.jpg

 

 

Pour ce quatorzième numéro, Guerres & Histoire consacre son dossier central à la Guerre du Péloponnèse, qui opposa Sparte à Athènes de 431 à 404 avant J.-C. Trente longues années de conflits, de destructions et de massacres qui mirent au final à genoux la péninsule grecque. Si Sparte finit par l’emporter, les cites-États grecques, affaiblies, ne seront plus jamais en mesure de constituer une grande puissance militaire. Comme le fait remarquer Yasha MacLasha dans son interview de Victor Davis Hanson (p. 44-45) : « En 479, les cités empêchent 250.000 Perses de s’emparer de la Grèce. En 338, elles sont incapables d’empêcher l’invasion de 40.000 Macédoniens. » La longévité exceptionnelle de la Guerre du Péloponnèse repose sur deux facteurs déterminants. Primo, la prédominance des galères athéniennes sur mers doit faire face à la supériorité des hoplites spartiates sur terre. En clair, il ne pourra y avoir de vainqueur que si l’un des deux camps se risque à porter la guerre sur le terrain de prédilection de son ennemi. Secundo, Athènes et Sparte ne sont pas seules dans cette guerre. Elles entraînent avec elles dans cette guerre une multitude de cités-États prenant partie pour l’une ou l’autre. Les ligues de coalisés évoluent ainsi au gré du jeu des alliances, avec l’effet pervers d’étendre ainsi la zone des combats. Pour en apprendre plus sur ce choc extraordinaire des cultures militaires, je vous conseille l’excellent ouvrage de Victor Davis Hanson, La Guerre du Péloponnèse (Flammarion, 2008), déjà chroniqué sur ce site.

 

À découvrir également dans ce numéro les articles de Nicolas Chevassus-au-Louis et de Jean-Marc Mendel sur deux batailles oubliées. Le premier revient sur la bataille de Talas (p. 59-62), qui mit aux prises en 751 les troupes du califat abbasside et de la dynastie chinoise des Tang, à l’est de la Mer d’Arat. Après cinq jours de combats acharnés ce sont les Arabes qui l’emportent, permettant par la suite à l’islam d’essaimer dans toute l’Asie centrale, et ce jusque dans les provinces occidentales de la Chine. Le second évoque quant à lui la bataille navale de Grand-Port (p. 71-74). En 1810, le long des côtes de l’actuelle Île Maurice, la marine française remporte sur la Navy britannique une victoire de prestige. Notons qu’il s’agit de la seule bataille navale à avoir été gravé dans la pierre de l’Arc de triomphe !

 

 

Par Matthieu ROGER

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Published by Matthieu Roger - dans Histoire militaire
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite