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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 16:28

Éditions Jean-Claude Lattès, 2010


cover Zheros

 

J’ai trouvé cet ouvrage des plus jouissifs. Il recense en effet les plus mauvais et les plus pitoyables des personnages de l’histoire de France. Prenant le contrepied de l’Histoire glorieuse d’une France généralement chauvine, Clémentine Portier-Kaltenbach, journaliste et historienne, dépeint pour nous une galerie d’individus plus hallucinants les uns que les autres. On hésite souvent entre les pleurs ou les éclats rires : d’un côté ces « Zhéros » furent responsables de la mort ou du malheur des hommes placés sous leur autorité, de l’autre tant de lâcheté et d’incompétence atteint un registre burlesque qui mérite de passer à la postérité. Mais que faut-il avoir accompli de si lamentable pour prétendre décrocher le statut tant convoité de « Zhéro de l’histoire de France » ? L’auteur établit pour ceci quatre catégories distinctes : les hommes que le peuple crut un temps providentiels mais qui trahirent tous les espoirs placés en eux (Henri V, Boulanger), ceux dont l’incompétence n’eut d’égale que l’importance des catastrophes qu’ils déclenchèrent (Kerguelen, Soubise, Chaumareys, Jules Favre, ainsi que Medina Sidonia, le chef de l’ « Invincible » Armada, le seul étranger admis dans ce palmarès,), les responsables de grandes défaites militaires (Villeneuve, Grouchy, de Grasse, Bazaine), les aigris et les jaloux, ceux qui s’obstinèrent à nuire à de grands génies littéraires (Desfontaisnes, Fréron, Suard, Lemercier).


Tout autour d’eux gravite une tripotée de seconds couteaux tous aussi pathétiques, que je ne connaissais pas : Émile Ollivier, le général Lebœuf, Chevandier de Valdrome, le général Valdran, Daniel Wilson, de Machault d’Arnouville, Eugène Étienne… Sans oublier bien sûr la dynastie sanguinaire des Mérovingiens, les fous à lier – j’adresse ici une mention spéciale au maréchal d’Empire Junot, qui lors d’un bal à Raguse se présenta entièrement nu, vêtu de ses seules décorations –, les « pas si nuls que ça » et les Zhéros recalés pour circonstances atténuantes.

Au-delà de ces récits de vie rocambolesques et tragiques, Grands Zhéros de l’Histoire de France est une manière amusante de réviser son histoire de France. Les bourdes de nos grands Zhéros nationaux m’ont ainsi permis de revivre certains épisodes injustement oubliés, tels la Guerre de Sept ans ou la dispute des terres et colonies d’outre-mer entre la France et l’Angleterre. Ces fiascos à gogo réjouiront aussi bien les passionnés d’histoire que les lecteurs curieux et friands d’anecdotes croustillantes.

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Histoire
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commentaires

Perronnet 30/03/2011 17:54



Florilège orthographique de cette auteure, historienne et diplômée de Sciences-Po. Ceux qui ont lu son livre (notamment les journalistes qui ont apprécié cet ouvrage) auraient pu avoir
l'honnêteté (?) de dire que ce livre a été écrit n'importe comment…


Voici…


-3eme page de garde nous commençons fort avec Clémenceau !! qui se répètera…… page 72, et page 206, 3 fois. Pauvre Georges.


-       Page 78 Anne Bolène !! en
lieu et place d’Anne Boleyn. Pour une historienne, cela fait désordre.


-       - Page 58 : une petite
coquille qui fait mourir le général Junot en 1831 à la place de 1813.


-       Page 85 « confi (sic) en
dévotion » !!


-       Page 82 : Philippe II
d’Espagne meurt en 1698 (né en…… 1527) Quelle vie !!


-       Page 88 : un trois-mats,
démâté de son accent… 


-       Page 89 : la
« mature » (mâture est elle aussi bien mal au point). Un vrai naufrage…


-       - Page 101 Henri Georges
Dupetit-Thouars devient du Petit Thouars… 


-       Page 105 le porte-avion… ne
« porte qu’un avion… » (porte-avions c’est mieux !!)


-       Page 107 les marins sont mieux
« entrainés » sans le bon accent circonflexe.


-       Page 127 la license de voile en
lieu et place de « licence ».


-       Page 141 indument encore privé de
ce petit accent circonflexe… Vraiment fâchée avec les accents…


-       Page 145, une citation qui n’est
pas fermée par ses guillemets.


-       Page 157 le feld maréchal pour
feld-maréchal, une broutille…


-       Page 171 dans une citation sur le
maréchal Grouchy le néologisme « eit » ? On suppose « ait » ?


-       Page 264 pédigree pour pedigree.


-       Page 274 « avait était
catalogué » . Celle-ci mes élèves de troisième la revendiquent !!


-       Page 285 « un puits sans
fonds »… un puits sans argent nous supposons…  


 
Je crois que cela se passe de commentaire., mais avouez une certaine stupeur… 


Matthieu Roger 30/03/2011 23:52



En effet, ces fautes à répétition ne peuvent laisser de marbre ! Les déficiences orthographiques de ce genre sont malheureusement encore trop monnaie courante dans les ouvrages dits de
"vulgarisation hisorique".



Recherche

Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite