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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 08:59

Hors-série réédité par Science & Vie et Guerres & Histoire

 

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À l’occasion du cinquantième anniversaire des accords d’Évian, les magazines Science & Vie et Guerres & Histoire se sont associés pour rééditer ce numéro hors-série déjà paru en 2004. Comme l’énonce avec justesse Jean Lopez dans son avant-propos, le « présent des relations entre la France et l’Algérie est impossible à comprendre sans connaître l’histoire de ces années 1954-1962 ». D’où l’importance d’un éclairage à la fois synthétique et objectif sur cette tragique période, remplie de troubles et de passions. Pour ce faire, ce hors-série présente six grandes parties thématiques, dont les articles sont autant de focus analytiques :


- les « 2800 jours de guerres » proprement dits, avec un portfolio étonnant et une chronologie assez complète

- « la révolte vient de loin », qui revient sur les différences entre population musulmane et population pied-noir

- « les opérations militaires » et leurs dimensions tactiques et opérationnelles

- la « double guerre civile », qui plaça la population au cœur des violentes exactions du FLN (Front de Libération Nationale) et de l’OAS (Organisation Armée Secrète)

- le rôle stratégique du Sahara, ce « far-west français » aux multiples intérêts économiques

- la dimension mémorielle du conflit, que ce soit envers les harkis, les pieds-noirs ou encore les victimes des tortures perpétrées par les deux camps.

 

De par la diversité des sujets abordés, Algérie 1954-62 : la dernière guerre des Français constitue une très bonne introduction pour qui voudrait aborder la guerre franco-algérienne. Elle met en effet en parallèle la défaite politique de la France, qui ne comprit pas assez vite la nature inaliénable des revendications nationalistes algériennes, avec sa victoire militaire sur le terrain – en 1962 les troupes du FLN étaient soit vaincues soit retranchées derrières les frontières marocaine et tunisienne. Une victoire militaire longue à se dessiner, et pour l’obtention de laquelle tous les coups furent permis. L’article du journaliste Stéphane Lutz-Sorg « Coups tordus à la française » nous le rappelle, qui montre bien que la manipulation, l’infiltration, l’intox et l’assassinat furent le pain quotidien des unités de contre-insurrection dépêchées dans ce qui constituait encore à l’époque un département de la république française.

 

 

 

Par Matthieu ROGER

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Published by Matthieu Roger - dans Histoire
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LOUANCHI 02/11/2012 07:39


lien vers http://www.dailymotion.com/video/xl0lyn_hocine-le-combat-d-une-vie_news


En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de
Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du
village. A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions
hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un
seul aujourd'hui se décide à parler.


35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser
le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.


Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de
ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi
joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)
Interview du 26 mars 2012 sur
rad.netio-alpes

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite