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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 15:09

Éditions Actes Sud, 2017

 

 

Avant d’être employé dans une poussiéreuse maison-musée de Canterbury, Tirso Alfaro menait pourtant une vie tout à fait normale. Il devait certes mener une thèse des plus alambiquées sur les émaux anciens, mais après tout l’originalité allait de soi pour ce doctorant espagnol, fils d’une archéologue internationalement reconnue. Sauf qu’un jour, à la suite d’un vol perpétré au sein du musée, sa vie bascule à jamais : il va dès lors devenir un « quêteur ».

 

Difficile d’en dire plus sans dévoiler toute une partie du scénario de ce roman qui nous emmène dans les méandres opaques du trafic illicite d’œuvres d’art. Notre jeune protagoniste l’apprendra assez vite : tous les coups sont permis, même les plus mortels. On sent que Luis Montero Manglano, l’auteur de ce livre, a pris un malin plaisir à tisser toutes les combinaisons secrètes que notre jeune héros aura à démêler. Des malversations obscures mystérieuses dont La Table du roi Salomon n’est en fait que le premier opus, deux nouveaux tomes du « Corps royal des quêteurs » ayant suivi aux éditions Actes Sud en 2018 et 2019. Ce n’est pas par hasard si Luis Montero Manglano parsème son récit de références et mises en perspectives historiques, puisqu’il est lui-même professeur d’histoire de l’art et d’histoire médiévale. Ce roman aborde notamment la question de l’héritage de la période de domination arabo-musulmane de l’Espagne, qui courut du VIIIe au XVe siècle. Lancé à la poursuite d’une relique multiséculaire, Tirso Alfaro devra faire montre autant de courage que d’érudition. Une enquête rondement menée, agréable à lire, dont la première partie me semble néanmoins mieux rythmée que la seconde, elle-même sujette à quelques rebondissements narratifs parfois trop prévisibles.

 

Par Matthieu Roger

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite