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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 16:14

Éditions Mnémos, 2019

 

 

Lu d'une traite. J'ai ouvert Chevauche-Brumes pour ne plus le lâcher qu'une fois la dernière parcourue. Ce roman de fantasy s'avère en effet extrêmement immersif, tant par son rythme effréné que grâce à la peinture de sa galerie de personnages, croqués avec talent et force couleurs. Thibaud Latil-Nicolas, dont c'est là la toute première publication, nous transporte au Bleu-Royaume, dont les marches du nord sont depuis toujours ensevelies sous une mystérieuse barrière de brume magique. Jusqu'au jour où de sombres incidents laissent planer l'arrivée d'abominations plus dangereuses que jamais. Les autorités dépêchent alors la 9e Compagnie du Roy, placée sous les ordres du capitaine Saléon, pour rétablir l'ordre régalien.

 

La force de ce premier roman, c'est la manière unique dont l'auteur nous immerge dans une époque renaissance mâtinée de magie noire, où l'on se bat contre l'ennemi à coups de brands d'arçon, de hallebardes, de miséricordes, de haquebuses et de pistolets à rouet. La narration est haletante, nous conduisant tour à tour, au gré des chapitres, au côté des différents soldats et officiers de la 9e Compagnie du Roy. C'est pourquoi Chevauche-Brumes m'a beaucoup fait penser aux Annales de la Compagnie Noire de Glen Cook, même si l'auteur, dans une interview, a pourtant révélé ne jamais avoir lu cette saga. Le scénario du récit est extrêmement bien pensé, et laisse la part belle à de nombreuses scènes de combats dantesques. Un roman des plus palpitants donc, qui nous fait voyager à travers les volutes de l'imaginaire autant qu'il nous prend aux tripes, lorsque nous nous retrouvons perchés sur les remparts d'une cité assiégée.

 

L'auteur a eu envie d'écrire ce premier roman juste après la lecture de Janua Vera de Jean-Philippe Jaworski. On voit ici qu'il est à bonne école, en signant une première oeuvre magistrale dont on espère qu'un succès d'édition bien mérité lui permettra d'accoucher d'un second opus. Car on ne se lasse jamais de chevaucher vers les brumes de l'inconnu...

 

 

Par Matthieu Roger

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite