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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 17:02

Éditions La Découverte, 2016 (5e édition)

 

 

 

 

Dans ce désormais classique de la sociologie, les Pinçon-Charlot décryptent la manière dont les bourgeois perpétuent leur oligarchie et leur domination sur la société française. Se plaçant dans la continuité de Marx et de Bourdieu, ils analysent le comportement la classe bourgeoise à l'aune de son capital économique, de son capital social, de son capital culturel et de son capital symbolique. Car c'est bien l'alliance de ces quatre capitaux qui assure à la bourgeoisie sa capacité de reproduction sociale tout en haut de l'échelle sociale et économique. Leur enquête, qu'ils mènent en continu depuis plusieurs dizaines d'années, s'avère extrêmement précise et fouillée, détaillant les réseaux et lieux d'éducation, de mondanité, de cooptation et de pouvoir propres à cette caste. Une bourgeoisie internationale, sûre de ses forces, tant ses avantages comparatifs sont grands par rapport aux autres classes de la population. Ce tableau sociologique fait froid dans le dos, puisque la bourgeoisie ne poursuit que la défense de ses propres intérêts. Avec ce constat implacable : l'intérêt général n'est donc jamais de son ressort. Dont acte.

 

Je conseille de lire Sociologie de la bourgeoisie en concomitance avec La caste d'Éric Mauduit, ouvrage déjà chroniqué sur ce site, et Le Code Jupiter de Démosthène. S'offrira alors à vous le panorama extrêmement inquiétant mais bien réel du fonctionnement népotique de l'oligarchie française.

 

 

Par Matthieu Roger

 

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commentaires

C
Très bel article, très intéressant. Je reviendrai me poser chez vous. A bientôt.
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite