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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 15:51

Editions Pygmalion, 2018

 

 

Alors que le monde entier attend impatiemment la publication du prochain tome de la saga du Trône de Fer, G.R.R. Martin a choisi de revenir trois-cents ans auparavant pour conter l'unification des sept royaumes de Westeros sous l'égide des Targaryen. Son ambition est grande : livrer une véritable histoire de Westeros s'étendant sur plusieurs siècles. C'est pourquoi Feu et sang, qui sera poursuivi par un second opus à paraître, n'est pas un roman à proprement parler. Il s'articule sous formes de chroniques retranscrites par l'archimestre Gyldan de la Citadelle de Vieilleville. Si ce récit sous formes d'annales confère à l'ensemble une épaisseur et un réalisme historiques certains, il s'opère au détriment de la qualité littéraire. La narration des règnes de la dynastie Targaryen n'atteint jamais la vivacité et la fluidité du style d'écriture dont nous nous délectons avec Le Trône de Fer. Ce sont le début et la fin de l'ouvrage qui s'avèrent les plus passionnant, qui décrivent respectivement la conquête menée par le futur Aegon Ier et les hauts faits du roi Jaehaerys. Le reste peut parfois s'avérer longuet voire ennuyeux, ce à quoi l'auteur ne nous avait guère habitué jusqu'à présent. La lecture de Feu et sang est donc à réserver aux inconditionnels du Trône de Fer.

 

 

 

Par Matthieu Roger

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite