Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 12:35

Éditions Gallimard, 2011

 

 

Ce petit ouvrage d'une quarantaine de pages nous livre le discours prononcé en 2010 par l'auteur péruvien Mario Vargas Llosa lorsqu'il reçut le prix Nobel de littérature. Il y proclame de manière touchante et extrêmement persuasive la nécessité de lire et d'écrire, cette importance fondamentale du rapport intemporel de l'homme à l'écriture, qui l'inscrit immanquablement dans la cité. À l'instar de ce que décrivait Roland Barthes dans Le plaisir du texte, pour Mario Vargas Llosa écrire s'avère être "une manière de vivre dans l'illusion et la joie, avec un feu crépitant dans la tête, en luttant contre les mots indociles jusqu'à les maîtriser, en explorant le vaste monde comme un chasseur derrière des proies convoitées pour alimenter la fiction en herbe et apaiser cet appétit vorace de toute histoire qui, en grossissant, voudrait avaler toutes les histoires" (page 41). Plus encore, écrire c'est selon lui "créer une vie parallèle où nous réfugier contre l'adversité, et qui rend naturel l'extraordinaire, extraordinaire le naturel, dissipe le chaos, embellit la laideur, éternise l'instant et fait de la mort un spectacle passager" (page 11). Ces quelques phrases en disent long sur le feu intérieur qui consume l'auteur, un feu né dès son plus jeune âge au contact des oeuvres de Jules Verne, Alexandre Dumas, Victor Hugo, Flaubert ou encore Charles Dickens.

 

Éloge de la lecture et de la fiction est l'un des plus vribrants hommages rendus à la littérature, une invite éloquente à s'engouffrer dans l'espace-temps créatif des écrivains.

 

 

 

Par Matthieu Roger

Partager cet article

Repost0

commentaires

Recherche

Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite