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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 16:40

Éditions Akileos, 2017

 

 

Nouveau coup de maître pour notre duo d'auteurs préféré avec ce troisième opus venant clore le premier cycle du Roy des Ribauds. On y retrouve le Triste Sire assiégé dans son propre quartier général en compagnie ses plus proches affidés, ainsi que le Grand Coësre, roi des tréfonds de Paris visé par un complot qu'il semble ignorer. Le lecteur retrouve ici tous les principaux personnages rencontrés au cours des deux premiers tomes, dont les destins ne vont pas manquer de s'entrechoquer au cours de brutaux combats. Ce livre III donne en effet la part belle à l'action et aux épées dégainées, mais sans jamais que la dramaturgie du scénario pâtisse de ce rythme effréné. C'est la tout le talent du duo Brugeas-Toulhoat, cette capacité presque cinégénique à nous immerger dans l'intrigue et à ne nous laisser respirer qu'une fois la dernière page tournée ! La narration est extrêmement bien pensée, nulle case ou vignette ne s'avérant gratuite. Elle en cela rehaussée par la magnifique palette chromatique servie par Ronan Toulhoat, voyageant du bleu-mauve à l'orange sanguine, en passant par des dégradés sépia du plus bel effet.

 

Le prologue des dernières pages indique clairement qu'une suite du Roy des Ribauds sera à l'ordre du jour. Mais pour découvrir ce second cycle tant attendu, qui pourrait bien nous emmener jusqu'aux rivages de Sicile, il nous faudra patienter au plus tôt jusqu'en 2020. Quoi qu'il en soit, de mon côté le rendez-vous est d'ores et déjà pris !

 

 

 

Par Matthieu Roger

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite