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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 14:06

Éditions Mnémos, 2017

 

 

Le premier tome de Sénéchal publié par Grégory da Rosa, chroniqué sur ce site, nous avait littéralement happés, et c’est avec grande impatience que nous attendions donc la sortie de ce Sénéchal II. Pour le dire de manière lapidaire, le second opus de ce jeune auteur français âgé de seulement vingt-neuf ans tient plutôt ses promesses. Je dis « plutôt » car j’ai tout de même ressenti une grande différence entre la première partie du roman, qui souffre à plusieurs reprises de certaines longueurs, et la seconde, qui confère à la narration un nouveau rythme des plus enlevés, jusqu’au climax scénaristique final annonçant le troisième et dernier volet de la trilogie. Dommage en effet que la première partie de Sénéchal II, où nous retrouvons le protagoniste principal Philippe Gardeval, sénéchal de la capitale assiégée de Méronne, s’empêtre en quelques descriptions psychologiques redondantes, là où les actions ou les paroles des personnages se suffiraient à elles-mêmes. Mais l’intention de l’auteur est en même temps louable, car il s’agit dans un premier temps de resituer les enjeux politiques exposés au cours du premier tome, voire même, à un niveau plus ambitieux, de dessiner une cartographie culturelle et civilisationnelle des royaumes circonscrivant la Mer Mélianthe (géographie, système politique, organisation féodale, religion, diplomatie, etc.). Là où les choses deviennent les plus intéressantes, c’est lorsque l’action se débride et nous entraîne au cœur de la bataille décimant les deux armées ennemies. Il y a là de la magie puissante à la Glen Cook et des rebondissements à la G.R.R. Martin, rehaussés par un style d’écriture qui constitue selon moi le point fort de Grégory da Rosa. Celui-ci offre au lecteur une écriture précise et vivante, réutilisant à foison un vocable vieux français moyenâgeux et inventif, qui colle parfaitement à l’ambiance tragique des félonies et de la magie noire à l’œuvre tout autour de Philippe Gardeval. Mais pour quel dénouement ? Une nouvelle fois, il nous faudra attendre…

 

Par Matthieu Roger

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite