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5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 15:41

Éditions de La Martinière, 2017

 

 

Camille Lepage fut grande reportrice d'images, décédée en 2014 à seulement 26 ans. La jeune Angevine, fauchée par une balle alors qu'elle couvrait la guerre civile en Centrafrique, laisse malgré son jeune âge une oeuvre photographique puissante, révélant de manière extrêmement saisissante les conflits traversant le continent africain. Publié à l'initiative de sa mère, Pure colère rassemble une centaine de ses clichés, inédits ou non. Systématiquement légendées pour permettre d'en saisir le contexte, ses photos prises en Égypte, Soudan, Soudan du Sud, République centrafricaine, sont entrecoupées d'extraits de courriers envoyés par Camille Lepage à sa famille ou d'échanges avec plusieurs confrères reporters. Ce qui frappe chez cette photographe, au-delà d'un art du cadrage certain, c'est sa faculté à saisir les hommes et leur regard de manière crue et authentique. Reporter de guerre, reporter de la guerre, Camille Lepage n'en nie rien, ni ses morts ni sa profonde absurdité. Les images qu'elle nous fait parvenir jusqu'ici laissent coi, choquent, bouleversent, sans jamais s'aventurer aux lisières du voyeurisme. Une témoignage profondément saisissant laissé par la plus talentueuse JRI de sa génération.

 

Par Matthieu Roger

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commentaires

L
je suis la maman de Camille - Merci beaucoup pour votre article : si fort, si vrai ! m'émeut vraiment<br /> On est ensemble !
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M
Bonjour. C'est un bel hommage que vous lui rendez avec cet ouvrage. Mais plus encore, quels poignants témoignages votre fille nous laisse là ! Salutations amicales à vous et à votre famille

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite