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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 13:00

Éditions de Crémille, 1991

 

 

À la lecture des Rois Maudits on comprend mieux pourquoi G.R.R. Martin considère cette oeuvre comme un monument de la littérature et une source d'inspiration inégalable pour son Trône de Fer. Cette grande fresque historique démarre au début du XIVe siècle et conte dans ce premier tome le règne de Philippe IV dit le Bel, l'aboutissement de ses menées contre l'Ordre de des Templiers, ainsi que les secrets de certains membres de la maison royale. Jusqu'aux prémices d'un des plus longs conflits de l'histoire de l'humanité, à savoir la guerre de Cent Ans (1337-1453).

 

Alors, pour reprendre ici le titre de ce premier opus, s'agissait-il vraiment d'un roi de fer ? Tout le talent de Maurice Druon consiste, par petites touches, à laisser paraître l'homme derrière la figure du roi de France. Le père d'Isabelle de France, reine d'Angleterre, et des futurs Louis X, Philippe V et Charles IV, était certes dur et inflexible, mais seul comptait pour lui en fin de compte l'extension de l'influence et du territoire de la couronne de France. Ce qui fait la force de ce roman historique, c'est la galerie de personnages dont sont dépeintes les destinées, Maurice Druon s'attardant à saisir les caractères et visées des uns et des autres, là où la recherche du pouvoir fait le plus souvent office de graal. Certains protagonistes que l'ont pourraient croire secondaires, tels Enguerrand de Marigny ou Robert d'Artois, nous rappellent que l'Histoire avec un grand H ne s'est faite qu'à l'aune des ambitions personnelles. Or au petit jeu des luttes de pouvoir, le défait d'un jour peut fort bien devenir le champion du lendemain. Voici un ouvrage à ouvrir et à lire sans hésiter plus longtemps !

 

 

 

Par Matthieu Roger

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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite