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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 16:44

Éditions ActuSF, 2017

 

 

Avec Boudicca Jean-Laurent Del Socorro nous livre un récit de vie à la croisée des chemins entre biographie historique et fantasy celtique. Ressuscitant la figure légendaire de la reine Boudicca, qui souleva une partie des peuples bretons contre l'occupant romain, il s'attache, parfois avec réussite parfois avec plus de difficultés, à densifier ce portrait féminin voire féministe. Féministe car être une femme et commander au plus haut niveau dénotait dans les sociétés celtiques du Ier siècle après J.-C., au sein desquelles les affaires de la guerre relevaient tout autant du viril que du patriarcal. Solitaire malgré quelques amis, Boudicca n'aura de cesse de prouver sa valeur en tant que guerrière puis reine, et finira par incarner la révolte contre l'occupation pesante des légions venues de Rome.

 

Même si son écriture n'a pas le brio de celle d'un Jean-Philippe Jaworski ou que son univers légendaire s'avère moins profond que chez Stephen Lawhead par exemple, on ne peut dénier à Del Socorro un certain talent pour fouiller psychologiquement ses protagonistes et nous conter Boudicca comme une femme hors normes, rebelle, remplie d'une abnégation sans pareille. Comme le dit lui-même l'auteur : "elle ne naît pas insoumise, elle le devient, surtout au contact des gens, et sa force se confond parfois avec son arrogance et son obstination excessive". Une fiction historique intéressante, sans pour autant révolutionner le genre.

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite