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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 15:16

Éditions Daniel Maghen, 2016

 

 

À la fois au scénario et au dessin, Patrick Prugne signe avec Iroquois une bande dessinée historique qui nous ramène au tout début du XVIIe siècle, plus précisément en 1609, au temps des premiers comptoirs et expéditions terrestres français au Québec. Ressuscitant la figure de Samuel de Champlain, il dresse un portrait des Nord-Amérindiens confrontés à l’arrivée des colonisateurs occidentaux. Une situation extrêmement conflictuelle, d’autant plus qu’entre Hurons, Iroquois, Algonquins et autres peuplades indiennes, la guerre est toujours prête à éclater. Au début du récit, de Champlain et les soldats du Roi de France se retrouvent à la tête d’une expédition punitive dont les conséquences se feront longtemps sentir…

 

Visuellement Iroquois est un délice. Le dessin à l’aquarelle de Patrick Prugne sublime parfaitement les étendues boisées du Québec, les rives du Saint-Laurent, le monde sanglant, violent, âpre et sauvage de leurs contrées inexplorées. Inexplorées par l’homme blanc, sauf qu’ici c’est l’âme amérindienne qui intéresse beaucoup plus l’auteur. Ses natures magnifiques et son trait dynamique en font l’écho page après page, au gré de l’avancée en territoires hostiles. On regrettera tout de même le manque de profondeur du scénario qui, sans s’avérer médiocre, n'est pas à la hauteur de l'univers visuel proposé. Dommage, car sinon ce très bel ouvrage aurait frôlé le sans faute.

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Arts et histoire
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite