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8 avril 2017 6 08 /04 /avril /2017 14:02

Éditions AKILEOS, 2014

 

 

S.H.A.R.K. s’avère être l'avant-dernier de l’univers unchronique de la série Block 109, dont nous avons chroniqué toutes les précédentes bandes dessinées sur Les lectures d’Arès. Si l’on retrouve une nouvelle fois Vincent Brugeas au scénario et Ronan Toulhoat au storyboard, c’est cette fois-ci Ryan Lovelock qui se colle au dessin. Et force est d’avouer que l’on se régale de son talentueux coup de crayon, qui campe parfaitement l’ambiance moite et hostile du camp de détention de Rabbit Flat. Car S.H.A.R.K. se joue une nouvelle fois de la véracité historique en nous amenant en 1946, à l’heure où les forces américaines du Pacifique ont trouvé refuge en Australie et Nouvelle-Zélande, alors que de son côté le Premier ministre britannique entame des négociations secrètes avec l’Allemagne. Cette dernière a en effet pris l’avantage dans le conflit mondial qui déchire le globe. Rabbit Flat, tout droit sorti de l’imagination débordante des auteurs, n’est rien de moins que « le plus grand camp de prisonniers d’Australie regroupant près de 4000 détenus de guerre allemands, dont une majorité de SS, ainsi que des activistes du S.H.A.R.K. », nouveau parti politique australien réclamant à corps et à cris un armistice avec l’Allemagne pour concentrer l’effort de guerre national contre le Japon.

Si, comme nous l’avons dit plus haut, Ryan Lovelock s’en sort brillamment au dessin, Vincent Brugeas peine cette fois-ci à nous proposer un récit haletant. Sans aucunement parler de déception, le personnage de l’infiltré incarné par le détenu Worth n’a rien d’une folle originalité. Cependant ne faisons pas trop la fine bouche, S.H.A.R.K. poursuivant de manière plus que méritoire l’aventure graphique Block 109.

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite