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5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 16:33

Les Moutons électriques, 2015

 

 

 

À l’instar de Janua Vera, Jean-Philippe Jaworski publie à nouveau un recueil de nouvelles nous plongeant dans l’univers du Vieux Royaume. Intitulé Le sentiment du Fer, celui-ci comporte cinq courts récits narrant les aventures de protagonistes inédits, à travers la République de Ciudalia, le Royaume de Leomance, le royaume de Kahad Burg ou bien encore le Port franc de Llewynedd. Cinq nouvelles, cinq héros aux fortunes diverses.

 

Force est d’avouer qu’en comparaison à son dernier chef-d’oeuvre, Chasse royale, Le sentiment du Fer s’avère quelque peu inégal. Si la première nouvelle éponyme, qui met en scène le maître assassin Cuervo au coeur d’une mission à hauts risques, régale, les histoires suivantes pâtissent toutes de menus défauts, heureusement non rédhibitoires. L’elfe et les égorgeurs, malgré une habile mise en abyme, s’avère plutôt anecdotique. Profanation, au parfum de magie noire, se termine de manière un peu –  trop ? – abrupte. Désolation, captivant hommage au film La Communauté de l’anneau de Peter Jackson, se conclut sur une chute décevante. Quant à La troisième hypostase, sa narration se trouve altérée par un manque de contextualisation des personnages. Cela étant dit, Le sentiment du Fer reste un ouvrage plaisant, qui ne remet aucunement en cause la qualité du style d’écriture toujours impeccable de son auteur et son talent pour surprendre.

 

 

 

Par Matthieu Roger

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Published by Matthieu Roger - dans Fictions
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Rhapsodie

Mon âme et mon royaume ont pour vaisseaux les astres

Les cieux étincelants d’inexplorées contrées

Ébloui par l’aurore et ses nobles pilastres

J’embrasse le fronton du Parthénon doré

 

 

Frôlant l’insigne faîte des chênes séculaires

Je dévide mes pas le long d’un blanc chemin

À mes côtés chevauche le prince solitaire

Dont la couronne étreint les rêves de demain

 

 

Au fil de l’encre noire, ce tourbillon des mers

Ma prose peint, acerbe, les pennons désolés

D’ombrageux paladins aux fronts fiers et amers

Contemplant l’acrotère d’austères mausolées

 

 

Quiconque boit au calice des prouesses épiques

Sent résonner en lui l’antique mélopée

Du chant gracieux des muses et des gestes mythiques

Qui érigent en héros l’acier des épopées

 

 

Par Matthieu Rogercasque-hoplite